Fusion des États de Söder : ces États fédéraux devraient disparaître !

Transparenz: Redaktionell erstellt und geprüft.
Veröffentlicht am

Débat sur la fusion des Länder : Markus Söder appelle à une réorganisation, Brême parmi les Länder considérés comme superflus.

Debatte über Bundesländerfusion: Markus Söder fordert Neuordnung, Bremen unter den als verzichtbar betrachteten Ländern.
Débat sur la fusion des Länder : Markus Söder appelle à une réorganisation, Brême parmi les Länder considérés comme superflus.

Fusion des États de Söder : ces États fédéraux devraient disparaître !

Le débat sur une réorganisation des Länder prend de l’ampleur. Le Premier ministre bavarois Markus Söder (CSU) a récemment mis en œuvre sa vision d'une fusion des Länder. Dans un contexte d’augmentation des coûts et d’exigences d’une plus grande efficacité, le débat fait désormais rage pour savoir quels États pourraient être laissés pour compte.

Une enquête de l'Institut INSA montre que 38% des sondés sont favorables à une fusion des Länder, tandis que 42% y sont opposés et 20% restent indécis. Parmi les partisans d'une fusion, 68% considèrent la Sarre comme superflue. Brême (60%) et Saxe-Anhalt (57%) sont également très appréciées des candidats. Selon Merkur, la liste comprend d'autres pays, dont Hambourg (56%) et Berlin (50%).

Plans secrets et résistance

Söder lui-même affirme que les petits États fédéraux sont souvent à peine viables et dépendent donc du soutien financier des grands États. La Bavière en particulier, qui a versé l'année dernière environ 9,8 milliards d'euros au système de péréquation financière de l'État, appelle à une réforme de ce système, qu'elle juge dépassé. Dans le passé, Söder a mentionné Brême et la Sarre comme candidats à une fusion, mais n'a présenté aucun modèle concret permettant une mise en œuvre pratique.

La résistance aux propositions de Söder ne se fera pas attendre. Le Premier ministre du Schleswig-Holstein, Daniel Günther (CDU), a rejeté sans équivoque la proposition du leader de la CSU. «Cela coûte de l'argent et n'est pas efficace», déclare Günther. La Première ministre sarroise Anke Rehlinger (SPD) se moque également des exigences de Söder et évoque le rôle historique de la Sarre. Il est donc clair que les projets de Söder ne se dérouleront pas sans résistance et que, comme la plupart des initiatives politiques, celle-ci nécessite également le consentement des citoyens via un référendum.

Cadre juridique et défis

Le cadre juridique nécessaire à la réorganisation des Länder est en place, mais ce processus risque d'être tout sauf facile. Changer la structure fédérale nécessite une loi fédérale et le consentement des citoyens. Les exemples du passé montrent également que de tels projets n’ont pas toujours abouti. La tentative de fusion de Berlin et de Brandebourg a échoué en 1996.

Les experts préviennent également que de telles fusions pourraient entraîner des coûts plus élevés à court terme, alors que les économies à long terme pourraient être limitées. Cependant, la pression en faveur d’une réforme des structures fédérales est perceptible et pourrait bientôt conduire à une nouvelle tentative de discussion sur une réorganisation des Länder. Reste toutefois à savoir si le bien-être des citoyens est réellement la priorité ou s'il s'agit simplement d'une question de considérations financières. Un regard en arrière pourrait montrer que de nombreux Länder pourraient faire de bonnes affaires avec une telle réforme - mais tout le monde est-il vraiment prêt à prendre les risques qui y sont associés ?

Le débat reste passionnant et les prochains mois pourraient faire la lumière sur ce à quoi pourrait réellement ressembler la réforme et si les citoyens sont prêts à user de leur influence. Miroir rapporte qu'il existe une grande résistance et que les opinions au sein de la population semblent divisées.

Les observateurs seront désormais attentifs à l'évolution du rapport de force politique dans les semaines à venir et à la question de savoir si un dialogue sur l'avenir des Länder s'engagera enfin. Il reste à voir si Söder et ses collègues auront le don d’arranger les choses et de trouver une solution acceptable pour toutes les parties.