Brême étend les zones d'interdiction des armes à feu : plus de sécurité ou stigmatisation ?
À Brême, des zones supplémentaires ont été déclarées zones interdites aux armes afin de renforcer la sécurité publique. La décision sera prise mardi.

Brême étend les zones d'interdiction des armes à feu : plus de sécurité ou stigmatisation ?
De grands changements sont imminents à Brême : le Sénat envisage d'étendre les zones d'interdiction des armes à feu, ce qui pourrait apporter un soulagement notable à de nombreux citoyens. Une résolution devrait être adoptée ce mardi, qui couvrira non seulement de nouveaux domaines, mais prescrira également des règles claires pour le maniement des armes et des couteaux. Cette mesure répond à l'augmentation inquiétante des crimes violents et des vols dans les régions touchées, comme buten et à l'intérieur signalé.
Selon les plans actuels, les zones autour de la gare principale, y compris le parvis de la gare, le quartier de la gare, la Willy-Brandt-Platz et le bâtiment de la gare, sont désormais concernées. Le quartier Richtweg/Contrescarpe est également ajouté. Ces nouvelles réglementations s’appliqueront désormais 24 heures sur 24 et renforceront la sécurité de la population. À Bremerhaven également, une interdiction totale des armes est en cours d'introduction dans les bus, les trains et aux arrêts, même si les taxis en sont exemptés. L'idée fondamentale derrière ces mesures est d'accroître le sentiment de sécurité des citoyens.
Cadre juridique et réglementations existantes
Depuis 2018, une ordonnance réglementant le port d'armes est en vigueur à Brême. Elle entre également en vigueur dans les nouvelles zones d'interdiction d'armes, comme par exemple Transparence Brême tient le coup. L'article 1 précise clairement que le port d'armes sur la voie publique est interdit entre 22 heures et 22 heures. et 6 heures du matin. Désormais, d'autres zones sont ajoutées aux zones existantes à Gröpelingen et dans le district.
Un aspect notable de cette réglementation est qu'à l'avenir, la police sera autorisée à arrêter et à contrôler les personnes dans les zones interdites aux armes, même sans raison spécifique. Les violations de ces réglementations constituent des infractions administratives passibles d'amendes pouvant aller jusqu'à 10 000 euros. La Bremer Straßenbahn AG (BSAG) fait état de quelques attaques contre les tramways de Brême, qui sont souvent de nature physique et n'impliquent pas de violence armée. Néanmoins, les nouvelles mesures sont considérées comme une étape importante vers l’amélioration de la sécurité.
Résultats et défis
Cependant, les critiques des zones d’interdiction des armes à feu soulèvent la question de savoir si ces mesures sont réellement efficaces. Ainsi rapporté nouvelles quotidiennes qu'après l'introduction de ces zones dans d'autres villes, le nombre de crimes a d'abord diminué, mais a de nouveau augmenté peu de temps après. Les critiques concernant la stigmatisation des zones urbaines touchées et les éventuelles discriminations lors des contrôles, notamment à l'encontre des jeunes hommes issus de l'immigration, sont très populaires.
Les experts ont des considérations similaires, soulignant que les causes de la violence ne peuvent pas être combattues simplement par le biais de zones d'interdiction des armes. En principe, tout le monde s’accorde sur la nécessité d’un ensemble de mesures pour garantir à long terme une plus grande sécurité dans la société.
A l'heure où le sentiment de sécurité de beaucoup de gens devient préoccupant, les projets du Sénat de Brême constituent une expérience passionnante qui mérite d'être surveillée de près. Peut-être qu’avec des mesures intelligentes et un bon coup de main, il sera possible non seulement de combattre les symptômes, mais aussi de s’attaquer durablement aux racines les plus profondes de la violence et de l’insécurité.