Le diocèse d'Osnabrück refuse de divulguer les noms des abus !

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Le diocèse d'Osnabrück reste déterminé à ne pas divulguer les noms des abus malgré les préoccupations juridiques et les progrès du processus de protection.

Das Bistum Osnabrück bleibt bei der Nicht-Offenlegung von Missbrauchsnamen trotz rechtlicher Bedenken und Fortschritten im Schutzprozess.
Le diocèse d'Osnabrück reste déterminé à ne pas divulguer les noms des abus malgré les préoccupations juridiques et les progrès du processus de protection.

Le diocèse d'Osnabrück refuse de divulguer les noms des abus !

Il y a actuellement de grands débats dans le diocèse d’Osnabrück sur la manière de faire face aux violences sexuelles. Un porte-parole du diocèse a confirmé qu'il ne souhaitait pas divulguer les noms des auteurs des abus. Cette décision repose sur d’importantes préoccupations juridiques, sur lesquelles le diocèse ne souhaite pas s’étendre. L'intention est plutôt de traiter cette question sensible dans le cadre du processus de protection de l'Église. Le diocèse ne serait pas le premier à être confronté à cette question potentiellement dommageable ; Il y a deux ans, le diocèse d'Aix-la-Chapelle a publié une liste des noms des agresseurs, une démarche qu'Osnabrück n'imitera pas. Au cours des huit dernières décennies, plus de 120 membres du clergé du diocèse ont abusé sexuellement de mineurs ou de pupilles, un signe inquiétant qui soulève de nombreuses questions.

Afin de prendre en compte les victimes de maltraitance et le problème lui-même, d'autres mesures ont été prises l'année dernière. Le 20 septembre 2022, l'Université d'Osnabrück a présenté un rapport intermédiaire sur l'étude des violences sexuelles dans le diocèse depuis 1945. Ce rapport a révélé d'importantes lacunes dans le traitement des personnes concernées et dans la gestion des dossiers. L'évêque diocésain Franz-Josef Bode a ensuite annoncé des mesures visant à améliorer le processus de protection, notamment la création du Conseil des personnes affectées du Nord au printemps 2022. Un membre de ce conseil sera envoyé au groupe de suivi du processus de protection.

Des mesures pour soutenir les personnes concernées

Dans le cadre d'un effort de renouveau et de transparence, un poste de représentant indépendant dans le processus de protection a été annoncé. Sarah Röser a assumé cette tâche le 1er février 2024. En novembre 2023, Simon Kampe a également été nommé médiateur pour les personnes touchées par les violences sexuelles. Afin de soutenir les préoccupations financières des personnes concernées, un fonds de 50 000 euros a été créé. Depuis septembre 2022, 273 000 euros ont déjà été versés dans 13 dossiers.

En 2023, le diocèse d'Osnabrück a signalé au total 44 cas de violences sexuelles à l'assurance accident légale, ce qui démontre l'urgence et l'ampleur du problème. Des mesures d'assurance qualité dans la responsabilité du personnel ont également été introduites : depuis le 1er juin 2023, Yvonne von Wulfen et Thilo Wilhelm dirigent le département des ressources humaines épiscopales. Mgr Bode a annoncé qu'à l'avenir il présenterait des rapports annuels sur les décisions clés au Conseil commun. Par ailleurs, le « Règlement sur la gestion des dossiers du personnel » est entré en vigueur le 1er janvier 2022 afin d'uniformiser le traitement des questions de personnel.

Progrès et défis

Il convient toutefois de souligner que faire face aux violences sexuelles dans l’Église allemande est un processus long, très variable et souvent caractérisé par des conflits. Le diocèse d'Osnabrück, qui a déjà progressé dans le traitement, contredit les approches d'autres diocèses où le traitement n'est pas toujours transparent, voire pas du tout effectué. Les femmes et les hommes qui ont souffert de violences sexuelles doivent pouvoir s’exprimer, et cela ne peut fonctionner que si les diocèses sont prêts à affronter ouvertement ces questions difficiles. Pour beaucoup, la culture du silence qui dure depuis des décennies semble être le signe qu’il reste encore beaucoup à faire pour convaincre.

Les évolutions de ces dernières années montrent qu'il y a certes des changements, mais aussi qu'il reste encore beaucoup à faire pour regagner la confiance du public. Il faut espérer que les mesures prises porteront leurs fruits à long terme et que la protection des personnes concernées dans le diocèse d'Osnabrück pourra être sérieusement améliorée. Il reste à voir ce que cela donnera dans d’autres régions d’Allemagne et au-delà. Compte tenu des nombreux rapports et discussions sociales sur la violence sexuelle, toutes les personnes impliquées doivent rester vigilantes pour créer un climat dans lequel les personnes concernées sont entendues et protégées.

Pour plus d'informations sur les mesures et les développements dans le diocèse d'Osnabrück, vous pouvez lire les articles de Radio du système d'exploitation, Diocèse d'Osnabrück et Deutschlandfunk lire.